Dans ma peinture ou ma sculpture, par le biais du collage ou de l’assemblage, je m’attache à créer des rencontres entre divers morceaux que je réalise en peinture sur papiers, tissus, cartons ou bois, comme autant de «parcelles» différentes..

Ma démarche tente de suggérer un parallèle aux temps et aux espaces du vécu: fragments, bribes, souvenirs. 
Il y a des rapprochements, des ruptures, des écarts, des affinités,et , au final, des morceaux qui s’ acceptent et dont les formes se découpent pour mieux appréhender les présences et les manques sur leur support. Le mur ou le fond , les vides entre les morceaux, les points de rencontre, les ombres portées, les épaisseurs et le travail ou non sur les tranches de chaque morceau, sont autant d’indices pour appréhender mes objets/peintures.

Il en va parfois de l’hésitation, de l’effaçable, du changement, de points d’ombres, de recommencements. Il y a le fait d’accepter et d’assembler les incertitudes, sans hiérarchie. Et parfois même, l’élaboration du travail est perceptible, suggérée, dévoilée.

Entre doutes et certitudes, comme si le travail se montrait en se faisant, s’affirmait dans ses égarements, il y a des points de rappel et une sensation de la place des choses. J’ose rêver à des dialogues.